Braderie de Saint Louis 2014

La braderie de la Saint-Louis marque le réveil de la vie politique après une léthargie estivale. L’édition 2014 n’a pas échappé à la règle.


Deux stands ont fait, ou refait, leur apparition. Il s’agit du Front de résistance populaire de gauche et celui du Front national.

Le public a parfois des difficultés à se retrouver à gauche avec trois formations qui sont sur les mêmes thématiques : Parti de gauche, Parti communiste et Front de résistance populaire de gauche. Chez Mélenchon, on sculpte des ballons en recueillant des fonds pour Gaza. Chez les communistes et au FRPG, on fait signer des pétitions. Les écolos prennent un peu plus leurs distances avec les socialistes du gouvernement et invitent leur députée européenne Karima Delli à distribuer des tracts. À Tourcoing ils se placent comme une vraie opposition de gauche face à la majorité. « On n’a rien à leur devoir et rien à leur demander », insiste Olivier Descamps, encore dans la digestion du résultat du 30 mars.

La majorité municipale se serre autour du maire Gérard Darmanin et Bernard Gérard, aussi députés du secteur en distribuant des bonbons aux enfants. Leur argument de braderie ? Un tract avec les promesses déjà tenues du jeune maire et ce qui est en cours. Jean-Marie Vuylsteker, adjoint, reconnaît que les demandes des passants sont toujours un peu les mêmes : logement, emploi, interventions diverses. L’an dernier, ces demandes affluaient sur un autre stand, celui des socialistes.

Ces derniers étaient de nouveau installés sur le parvis de la mairie mais il y avait beaucoup moins de monde. Christelle Fauconnet, secrétaire de la section avait quand même le sourire. « Les gens s’inquiétaient de ne plus nous voir, c’est une reprise de contacts. (…) Il y a encore beaucoup de gens dégoûtés par le résultat. La défaite est encore difficile. »

Et à laisser traîner l’oreille dans les allées, les qualificatifs envers les socialistes étaient particulièrement forts, voire agressifs. C’était surtout l’échelon national qui était visé par les quolibets.

Un constat tiré au Front de résistance où l’on note que «le national passe au-dessus du local ». Beaucoup, comme au Front de gauche trouvent les gens désabusés ou dégoûtés par la politique et le stand du MoDem n’attire pas la foule non plus.

Au FN dont c’est le retour à la braderie, on est surtout là pour une opération séduction et recrutement. Ce qui fait recette chez eux, comme au PC, c’est bien le secrétaire d’État qui avait « oublié » de faire sa déclaration d’impôts…

CHRISTIAN VINCENT

tourcoing@nordeclair.fr