Cette année, cent cinquante maisons du Flocon participent à l’opération Les fenêtres qui parlent, organisée cette année par l’association Osc’Art (Osons le sport, la culture et l’art).

Derrière le grand carreau trônent Alice au pays des merveilles, le célèbre lapin blanc et le chat à rayures roses. Tous les ans, Denis et ses trois plus jeunes enfants font parler leurs fenêtres donnant sur la place Foch. «  Avant, ici, c’était une imprimerie, d’où la largeur de la fenêtre, explique Denis. Ça fait une belle ouverture sur l’extérieur.  » Une année, il a réalisé une grande bande dessinée. Cette fois, c’est l’univers Disney qui l’a emporté, à travers les personnages emblématiques d’Alice, en grand et en carton. «  C’est une belle trouvaille qu’on a récupérée. Ça faisait partie d’un décor de magasin. Le dessin animé est culte. Et surtout, ça amuse les enfants.  »

Sa voisine a ajouté sa touche personnelle : une sculpture de ballons tarabiscotée et pleine de couleurs. C’est l’œuvre de Benjamin, alias Mr. Magie-Stick, qui en a distribué un peu partout dans le quartier. Comme chez Raouf, rue de Strasbourg : «  ça permet de décorer un peu le quartier. Dès qu’il y a des passants, comme dimanche, pour la braderie, ils demandent à quoi ça sert. C’est joli, les gens trouvent ça original.  » Jean-Pierre, qui vit juste en face, est lui aussi convaincu : «  Ça change de la monotonie, ça anime le quartier. C’est vivant. Dans la rue, les gens s’interrogent. On dialogue entre voisins. Le contact humain, c’est important mais c’est rare. On n’a jamais le temps.  »

Le porte-à-porte a payé

C’est la deuxième fois que Jean-Pierre participe à cette initiative, qui lui a permis de faire la connaissance d’Élodie Gevaert : «  Maintenant, on se dit bonjour  ». La responsable de l’association Osc’Art (Osons le sport, la culture et l’art) supervise cette année le projet des Fenêtres qui parlent, en partenariat avec Les Floconneux (lire l’encadré). Elle se félicite que le nombre de participants soit passé d’une centaine l’an dernier, à 150 aujourd’hui, preuve que le porte-à-porte a payé.

Au-delà de l’animation ainsi créée, elle y voit aussi un intérêt : la rencontre entre les générations. «  Les petits-enfants ramènent les grands-mères. Et celles qui sont seules dans la rue, on les invite à participer. Cela génère aussi une dynamique associative : on se retrouve tous samedi, le jour de la déambulation  ».

Le carnaval en guise de final, samedi

C’est quoi, les Fenêtres qui parlent ? Il s’agit de la quatorzième édition d’une initiative concernant neuf villes de la métropole lilloise. À Tourcoing, le seul quartier participant est le Flocon.

Comment ça marche ? Quatre ateliers d’initiation à l’art du ballon ont été proposés à la mairie annexe par M. Magic Stick, qui est également conteur. Les ballons pouvaient être fournis aux personnes souhaitant participer. Libre à elles d’ajouter leur touche personnelle, dans le thème imposé : le conte.

Qui participe ? Osc’Art (qui compte une vingtaine de familles adhérentes), les Floconneux, Mieux vivre à la Blanche-Porte, La récré des p’tits loups, l’école Françoise-Dolto et Jean-Macé.

Le temps fort, c’est samedi 18 avril à 14 h avec une déambulation carnavalesque de fenêtre en fenêtre, dans le quartier. M. Magic Stick exposera quatre réalisations dans son atelier d’art : Alice au pays des merveilles, Peter Pan, le château de la Belle au bois dormant et la petite sirène.